Avec le portage salarial, la formation des salariés portés est mise au premier rang

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Les représentants sociaux du portage salarial ont tous décidé d’un commun accord, avec le ministère du Travail, de protéger la carrière des professionnels qui font confiance à ce statut en créant la convention collective nationale de tous les portés. Cette convention a reçu l’aval et donc la signature de tous. C’est une nouvelle branche qui a été créée et qui démontre la volonté d’encadrer sérieusement les portés. Le 23 avril 2018, un avenant a été signé. Il concerne la formation professionnelle continue des portés. L’objectif de cet avenant est de souligner l’importance de s’assurer que les portés soient capable de remplir un cahier de charge à l’image de l’évolution peu orthodoxe des métiers, des organismes et des bien sûr des technologies.

PLUS DE DÉTAILS SUR LE CONTENU DE L’AVENANT

Les entreprises de portage plus investies dans la formation

Pour tous les secteurs d’activité, les partenaires sociaux ont réussi à mutualiser le surplus de contribution que l’ordonnance du 2 avril 2015 avait fixée dans le cadre du portage salarial. Cette ordonnance avait décidé que le taux de contribution aux formations professionnelles des entreprises de portage salarial serait supérieur à celui des entreprises classiques. Cette décision donne le ton de la prise de conscience des uns et des autres, des besoins du nouveau statut. Ainsi, depuis cette date, les entreprises intervenant dans le portage contribuent à 1,6 % de sa masse salariale eu lieu de 0,55 % lorsqu’elles comptent moins de 10 salariés et de 1 % si elles renferment plus de 11 salariés. 
Le surplus est donc reconnu à la loi, et doit aider à former le plus de salariés portés possible. C’est l’avenant n° 1 qui est le garant de cette disposition. Et il a amené tous les acteurs du secteur à comprendre l’importance d’intégrer les besoins spécifiques de cette forme de travail peu conventionnelle.

Le surplus légal est adapté aux particularités du portage

Le portage salarial est un mode de travail qui ne lie pas deux parties, mais trois. Le salarié porté doit aller à la quête de ses propres missions et ne doit en aucun cas travailler pour sa société de portage. Cet arrangement peut conduire à des périodes d’intermissions, qui sont prises en compte par le surplus de contribution. Le présent avenant a affecté le surplus de contribution au plan de formation, alors qu’initialement, il était affecté à la professionnalisation.

Le plan de formation

Il repose sur deux axes qui permettent de réaliser des actions afin de développer ou de renforcer les compétences ou pour adapter un poste de travail. Ainsi, ce plan porte sur des compétences que le salarié porté utilise directement et fréquemment pour réaliser ses missions. En ce qui concerne la professionnalisation, sa période est généralement plus longue. Elle dure au minimum 70 h. Toutefois, elle permet de jouir d’une formation qualifiante qui est inscrite au Répertoire National des Certifications Professionnelles. Le hic est qu’elle peut s’avérer être très lourde à suivre pour un porté qui voudrait bien continuer à chercher et à effectuer des missions. Le plan de formation est donc plus allégé et ses résultats sont directement exploitables.

Un avenant qui engage pour la vie

À travers cet avenant, les acteurs du secteur s’engagent à vie à maintenir et à mutualiser le surplus de contribution afin de permettre aux portés de jouir de formations transversales qui sont censées rendre leurs parcours professionnels dans le portage salarial vraiment plus sécurisé. Ces formations sont adaptées désormais à leurs besoins et leur permettent d’entretenir leurs compétences, de les mettre à jour et de les développer en même temps que leur réseau ou leur offre de service. 

Article rédigé par l’équipe Freecadre
Crédit photo : Licence accordée