18 juillet 2019 | Portage général

C’est qui le patron ?

patron

De nos jours, le portage salarial a conquis tous les cœurs. Il est connu pour les avantages extraordinaires qu’il procure, pour son originalité et pour ses conditions que nul statut ne possède. Parmi les professionnels les plus intéressés, en trouve les consultants, parce qu’ils sont plus en quête d’autonomie. Mais l’existence d’un contrat de travail fait qu’on se demande parfois, si ces consultants sont vraiment indépendants. Rassurez-vous ils le sont. On peut les considérer comme n’importe quel entrepreneur classique.

AVEC LE PORTAGE SALARIAL PLUS BESOIN DE POSER LA QUESTION

En portage salarial c’est toujours vous le patron

Selon l’article L1251-64 du Code du travail, le portage salarial est définit comme une alliance entre 3 parties liées par un contrat. Ces 3 parties sont : une entreprise de portage, le consultant, appelé ici salarié porté et la/les entreprises clientes qui commandent les missions. Il est vrai qu’en principe le consultant est considéré comme un salarié du point de vue de la société de portage, mais du point de vue de l’entreprise cliente, il garde les mêmes caractéristiques qu’un vrai chef d’entreprise, notamment en ce qui concerne l’indépendance. En termes plus clairs, le salaire reçu à la fin de chaque mois par le consultant est en réalité lié à son chiffre d’affaires qui sert de référence.
Dans la pratique, le consultant soumet son contrat de prestation avec ses conditions sa société de portage, ensuite celle-ci le fait valider par l’entreprise cliente avec qui le consultant fini par signer le contrat de travail qui détermine le temps nécessaire pour la mission. Mais vous devez garder à l’esprit que ce n’est en rien une relation d’employé à son patron. Pourquoi ?

Vous êtes autonome comme nul par ailleurs

Un salarié porté est comme un salarié gérant d’une SARL ou dirigeant d’une SAS. Certes, il a des obligations administratives et légales vis-à-vis de certains organismes fiscaux et sociaux, du Code du commerce et du Code du travail mais son fonctionnement interne quotidien est tout fait digne des grands chefs d’entreprises. Il est libre de ces horaires, autonome dans ses décisions, dans son organisation et dans ses méthodes de travail. Il exécute la mission à sa manière. Déjà, il est libre d’accepter et de refuser la mission. Mais s’il accepte il n’a qu’une obligation de résultat. Comment il y a arrive, ne regarde personne.

Vous êtes libre de prospecter comme vous le souhaiter

Le salarié porté, a parfaitement le droit de réaliser sa prospection commerciale comme bon lui semble. D’ailleurs c’est spécifié dans la convention collective du portage. Il peut choisir ses clients de la manière qu’il désire, il est libre dans la démarche. Il peut accepter ou refuser l’aide de sa société de portage à ce sujet.

Vous restez le seul capitaine à bord au regard des clients

En bon entrepreneur, le porté choisit lui-même les misions qu’il veut réaliser. Il fixe son propre prix et l’entreprise cliente peut toujours négocier si ce dernier ne lui convient pas. Il peut finalement refuser le prix proposé ou l’accepter. Il est complètement libre. Un salarié ne saurait avoir cette chance. Plus le porté est un expert dans le domaine, plus son prix sera proportionné. Dans le portage, la rémunération est à la hauteur de la valeur des compétences sur le marché du travail.

Vous cotisez, ce qui vous donne des droits

D’aucun pourrait penser que le portage est coûteux, mais il ne faut pas oublier que le salarié porté paie pour des services qui lui sont rendus : à savoir des prestations pour complément santé, assurance chômage, prévoyance, retraite, etc. En ce qui concerne les frais prélevés par la société de portage, ils couvrent les prestations administratives, comptables, fiscales, juridiques dont elle s’occupe en déchargeant le salarié porté.

CES EXPLICATIONS PROUVENT QUI EST LE PATRON

Contrat de prestations, chiffre d’affaires, client, négociation, prospection. Grâce à ces termes, vous comprenez que c’est toujours vous le patron. Que le terme salarié ne vous trompe pas, vous êtes un patron, mais avec plus d’autonomie.

Article rédigé par l’équipe Freecadre
Crédit photo : PIXABAY