Savez-vous lire votre bulletin de paie ?

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Il est essentiel de savoir lire son bulletin de paie. L’opération n’est pas souvent aisée au vu du nombre important d’informations qui s’y trouve. Dans la pratique, il n’existe pas de modèle standard de bulletin de salaire et chaque entreprise est libre de choisir le format qui lui convient. Toutefois, certaines informations doivent obligatoirement y figurer.

EN SAVOIR PLUS SUR LE BULLETIN DE SALAIRE

Papier ou dématérialisé

La plupart des entreprises préfèrent utiliser désormais un bulletin de salaire électronique. Ceci a pour avantage d’être écologique et de réduire les coûts liés à l’impression. Cependant, un employé a le droit de demander à recevoir la sienne toujours sur format papier. Savoir lire son bulletin de salaire est incontournable pour un salarié. Il pourra ainsi vérifier les informations qui y sont reportées et détecter d’éventuelles erreurs.

Quels sont les éléments qui doivent obligatoirement figurer sur un bulletin de paie ?

Quel que soit le format choisi par une entreprise pour ses fiches de paie, celles-ci doivent obligatoirement faire mention de certaines informations. Il s’agit de :
– Les identifiants du salarié (nom et prénoms),
– Sa profession et sa place dans la hiérarchie,
– Les identifiants de l’employeur tels que son nom et son lieu d’établissement,
– Le code de son activité principale exercée,
– Son numéro de cotisant.

Elle doit également faire mention de la convention collective applicable à l’employé ou le délai de préavis en cas de rupture du contrat ou encore la durée des congés.
Sur le bulletin doivent aussi figurer le nombre de jours de congés déjà pris ainsi que ceux restant à prendre. Doivent également être mentionnées, le nombre d’heures travaillées au cours de la période prise en compte.
Parmi les mentions obligatoires figurent également le numéro SIREN de l’entreprise et la mention « à conserver sans limite de durée ».

Bien comprendre son bulletin de paie

La rémunération brute est la somme du salaire de base à laquelle l’on ajoute les heures supplémentaires éventuelles, les possibles horaires de nuit ou les absences dues aux titres des congés payés. S’il existe des primes ou des retenues sur salaire, elles doivent également être mentionnées.
Parmi les autres mentions obligatoires figurent les cotisations salariales. Celles-ci doivent être classées dans un ordre précis pour une lecture plus facile.

L’ordre d’affichage des mentions obligatoires

Les mentions obligatoires doivent figurer dans l’ordre suivant :
– En premier lieu les cotisations maladie qui sont versées à la Caisse Nationale d’Assurance des travailleurs salariés pour couvrir l’employé en cas de maladie.
– Viennent ensuite, les cotisations concernant les maladies professionnelles et les accidents de travail.
– Les cotisations pour la retraite occupent les lignes suivantes et varient en fonction du statut du salarié.
– Figurent ensuite les autres cotisations (famille, chômage) et les cotisations patronales.
– La dernière mention concerne le montant prélevé à la source désormais.

Si vous souhaitez avoir plus de détail sur vos cotisations, vous pouvez avoir recours à un tableau qui les classes en fonction de votre salaire de base et du taux de cotisation qui peut lui être appliqué.

Réclamations ou erreur

Si après la lecture de votre fiche de paie, vous remarquez des erreurs, vous disposez d’un délai de trois ans à compter de la date de l’erreur pour faire une réclamation. Le même délai est accordé à votre employeur pour vous réclamer un trop-perçu. Si le c’est le cas, plutôt que de saisir la justice pour percevoir cette somme, ce dernier peut procéder à des défalcations sur votre salaire. Cependant, le montant total de votre paie ne pourra pas être inférieur au RSA.
L’émission du bulletin de paie n’est pas facultative pour l’employeur. Il permet au salarié de connaître dans le détail les justificatifs des sommes qu’il perçoit. En cas de dérogation à cette règle, l’employer s’expose à une amende pouvant atteindre les 450 € par fiche de paie omise.

Article rédigé par l’équipe Freecadre
Crédit photo : PIXABAY